Coaching individuel – Les « cailloux dans la chaussure » du Directeur.trice de la RSE

Après une première exploration sur « Les cailloux dans la chaussure du Directeur de l’Innovation », je poursuis cette analyse (peut être le début d’une longue série ?) en me plaçant dans la peau d’un coach de dirigeants désireux d’accompagner des directeurs, directrices et managers dans leurs activités et leurs projets. Je souhaite ici me poser donc la question des enjeux de la RSE et des challenges qu’ils représentent dans le quotidien d’un Directeur ou d’une Directrice de la RSE.

Que pensez vous de ces cailloux qui perturbent le management de la RSE ? En voyez vous d’autres ?

  1. La pleine intégration de la RSE dans la stratégie d’entreprise : par nature éminemment transverse, comment trouver des moyens d’aligner la RSE avec la vision globale de l’entreprise, tout en démontrant continuellement sa valeur ajoutée en termes financiers, sociaux et environnementaux.
  2. La mesure effective de l’impact : Parvenir à inventer, tester, établir et piloter des métriques pertinentes et fiables pour évaluer l’efficacité des initiatives RSE et démontrer leur valeur, tant à l’interne qu’à l’externe.
  3. L’évolution réglementaire et les attentes sociétales : face à la quantité et la complexité des reporting règlementaires, réussir à rester à jour avec les changements rapides dans les réglementations tout en anticipant les attentes changeantes des consommateurs, investisseurs et autres parties prenantes.
  4. Les ressources et les financements : Souvent pas suffisamment dotée budgétairement en tant que Direction ou département, parvenir néanmoins à négocier et sécuriser les ressources nécessaires (financières, humaines, etc.) pour mener à bien des initiatives suffisamment ambitieuses, en tenant compte des attentes de retour sur investissement.
  5. La gestion des parties prenantes : Naviguer dans le paysage complexe des parties prenantes, qui au delà des collaborateurs, clients, fournisseurs, peuvent inclure des ONG, des communautés locales, des investisseurs axés sur la durabilité, des régulateurs, etc., dont certaines pas vraiment ouvertes au débat.
  6. Les conflits d’intérêts et la prise de décision : Gérer les situations où les objectifs de durabilité peuvent entrer en conflit avec d’autres objectifs d’entreprise, comme la seule logique de croissance ou la rentabilité à court terme. En bref, comment vivre la RSE comme un point de dilemme et de friction, mais aussi de bascule, entre l’économie linéaire (actuelle) et l’économie circulaire voire régénérative (vers lesquelles tendre).
  7. La formation et la sensibilisation interne : S’assurer que les employés à tous les niveaux comprennent l’importance de la RSE, et sont stimulés et formés pour contribuer à la mise en œuvre des initiatives.

Mais au delà de ces quelques cailloux, d’autres m’interpellent et me passionnent particulièrement.

  • Comment gérer le dilemme de la communication vers les parties prenantes entre risques de Greenwhasing et tentation du Greenhushing ? J’ai en effet découvert récemment la notion de greenhushing (« se taire ») qui est l’inverse du greenwashing. Il s’agit de la réticence ou du choix délibéré d’une entreprise de ne pas communiquer sur ses bonnes pratiques et ses actions réelles en matière de développement durable, par crainte d’être accusée quoiqu’il en soit de greenwashing, de ne pas en faire assez ou bien de n’être pas parfaitement cohérent dans ses initiatives et activités. J’ai par ailleurs tenté de réfléchir à une solution grâce à l’intelligence collective.
  • Comment faire des interactions et de la mobilisation des parties prenantes un axe d’expertise et de compétitivité en soi, par des méthodes et des démarches innovantes pour organiser et animer le Dialogue Parties Prenantes ? En tant que coach, je recommanderais d’ailleurs à mon coaché, en guise d’inspiration et de meilleures pratiques, de visionner la Masterclass organisée pour le VEOLIA sur cet enjeu spécifique.
  • Enfin, l’échéance imminente du reporting CSRD n’est pas le plus petit et moins irritant des cailloux. Sa complexité (inédite) et son exigence (vertueuse) ne doivent pas seulement être vécues comme une contrainte (plus facile à dire qu’à faire), mais aussi comme une opportunité, notamment en l’appréhendant comme un objet propice à co-construction avec les parties prenantes.
  • Comme si ce n’était pas suffisant, je pourrais mentionner aussi le rôle de la Direction RSE dans le domaine rupturiste des IA génératives avec ses propres enjeux éthiques, de biais, de gouvernance, de transparence, d’impact sur l’emploi et l’inclusion, etc.

Sacrés cailloux, passionnants challenges !

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