6 biais cognitifs à évaluer pour mieux décider

On nous apprend à manager, à communiquer, à coder… mais qui nous apprend à décider ?
Nous sommes tous des décideurs/deuses. Du CoDir qui tranche une fusion ou un nouveau plan stratégique, à l’opérationnel qui accepte une commande client ou choisit un prompt.
Pourtant, la décision reste souvent le parent pauvre des compétences professionnelles. Vous a-t-on jamais demandé: « Quel type de décideur es-tu ? »
Au travers de mes expériences managériales, après avoir analysé les styles sociaux classiques, et dans le cadre d’une formation en coaching de dirigeants, je perçois un trou dans la culture d’entreprise et une nécessité :
👉 Celle de mettre à jour notre « logiciel » de décideur.
Alors que notre discernement et notre manière de décider restent piratés par des dizaines de réflexes invisibles que sont les Biais Cognitifs que nous n’avons toujours pas suffisamment conscientisés, l’IA s’invite dans nos usages professionnels (officiel ou en mode Shadow) et vient les amplifier.
Pour rendre ce sujet opérationnel, je propose d’isoler dans un premier temps 6 biais majeurs qui selon moi polluent la grande majorité de nos arbitrages quotidiens.

1. Le Biais d’ANCRAGE. Par exemple, lorsqu’on se fixe sur le 1er chiffre annoncé lors d’une négo ou d’un budget, sans pouvoir s’en détacher. Avec l’IA, on va prendre le « premier jet » de ChatGPT, par vélocité.

2. Le Biais de CONFIRMATION. Par exemple, si l’on ignore les failles d’un projet « coup de cœur » et on ne lit que les parties qui nous arrangent. On utilise l’IA comme un miroir pour valider ses propres croyances, sans la challenger.

3. Le Biais de SURCONFIANCE (effet Dunning-Kruger). Quand on accepte un délai intenable ou une mission hors compétence par optimisme excessif. L’IA nous fait croire qu’on maîtrise un sujet complexe juste parce que la machine a généré une réponse fluide.

4. Le Biais d’AVERSION à la PERTE. On va préférer le statu quo en sécurisant plutôt que de risquer une nouveauté nécessaire. Côté IA, on préfère refuser d’adopter ces nouveaux outils par peur des risques, en laissant la concurrence passer devant.

5. Le Biais des COÛTS IRRÉCUPÉRABLES (Sunk Costs). On s’acharne sur un projet en échec simplement parce qu’on a « déjà trop investi » pour arrêter. Avec l’usage de l’IA, on passe 2 heures à essayer de « sauver » un prompt inefficace au lieu de changer d’approche.

6. Le Biais de PREUVE SOCIALE. Cette tendance à s’aligner sur l’avis de la majorité en réunion pour ne pas faire de vagues. On peut utiliser un outil IA non sécurisé juste parce que « tout le monde le fait ».

Dans nos prochaines explorations, nous proposerons une typologie de 6 profils de décideurs que j’ai développée sur cette base.
Lequel (ou lesquels) de ces biais pensez-vous être structurants si vous aviez à diagnostiquer votre profil de décideur ?
☝ Intéressés de proposer un diagnostic des profils de décideurs au sein de vos équipes lors de votre prochain séminaire ou pour booster un projet de Transformation (IA ou autre) en cours ? ▶️ contact@decaiders.com

Retour en haut